Les Écrivains

Né le 18 juin 1964 à Pobé au Bénin, FLORENT COUAO-ZOTTI a passé une partie de son enfance puis de son adolescence à Parakou et Cotonou. Diplômé de lettres modernes de l'Universite Nationale du Bénin, et de l'Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo, il a ensuite sillonné le continent par tous les moyens de locomotions imaginables avant de revenir s’établir à Cotonou. Tour à tour professeur de Français, journaliste, rédacteur en chef au Canard du Golf, puis d’Abito, (journaux satiriques béninois) il est, depuis 2003, « écrivain à plein temps » : aussi bien chroniqueur culturel pour plusieurs quotidiens nationaux que scénariste de bandes dessinées, auteur de pièces de théâtre, de romans et de nouvelles, il écrit encore pour la télévision.

Aujourd’hui, l’auteur a une vingtaine de publications à son actif. Son dernier recueil de nouvelles, Poulet-bicyclette et Cie  a été publié dans la collection Continent Noir des éditions Gallimard. Il est superflu de le présenter au delà de ce que lui-même écrit tant il est un pilier de la scène littéraire béninoise et un écrivain au renom international.


HILAIRE DOVONON est né en 1977 à Bohicon. Après des études de lettres à l’université, diplômé de l’ENA au Bénin, il commence à publier des nouvelles aux débuts des années 2000 par le biais de nombreux concours dont il est lauréat. Si son aspiration première est toute entière à la poésie c’est sur les conseils de Florent Couao-Zotti qu’il commence à écrire les nouvelles qui lui valent cette première reconnaissance.

Il n’abandonnera pas sa vocation initiale mais l’alliera avec son second medium. En 2006, il publie son premier recueil de nouvelles La floraison des baobabs, puis, en 2008, son premier recueil de poésie Sikah.

Rien n’indique qu’Hilaire Dovonon bride ses ambitions littéraires. Bien au contraire, il s’atèle aujourd’hui à l’écriture de son premier roman, et publie bientôt sa première pièce de théâtre.

La campagne béninoise est la toile de fond de ses écrits. Ses personnages sont « magiques », ils ont quelque chose de mystérieux que les autres n’ont pas. Ils sont des fantômes, des vodounons, des enfants ayant des dons particuliers, des femmes mystiques. Sous sa plume, la campagne béninoise devient  un univers fantastique, ancré dans une tradition africaine, enrichie par l’imaginaire de l’auteur.

Son écriture rythmée, envoûtante, magique, à l’image des poètes africains comme occidentaux qu’il admire et l’inspirent, se met aujourd’hui au service d’une nouvelle forme presque autant qu’un nouveau sujet : créer un avenir de mots pour le Bénin de 2059.


D’origine Béninoise, TÉCLA MIDIOHOUAN est pourtant née au Togo, à Lomé, en 1974. Elle grandit loin de l’Afrique, à Versailles où son père est en poste au Ministère de la France d’Outre mer jusqu’aux indépendances. Tecla retourne alors au Bénin mais elle s’y sent étrangère et n’a qu’une idée en tête : repartir en France, et au plus vite. Elle étudiera à Bordeaux, puis à la Sorbonne. En 1975, un voyage au Ghana, dont sa mère est originaire, la bouleverse. Titulaire d’une première thèse sur l’Eau dans les contes, elle part enseigner au Togo, puis au Bénin.

Dés lors, ce retour à ses racines va s’exprimer aussi bien dans sa carrière universitaire, avec une nouvelle thèse sur l’Oralité et poétique soutenue récemment à Dakar, et son enseignement des lettres à l’université du Bénin, que dans sa carrière d’auteur.

Elle a actuellement quatre publications jeunesse - illustrées par des dessinateurs africains - à son actif : Riga (1990), Riga en fête (1990), Afi et le tambour magique (1999), Les bulles de toutes les couleurs (2002).

Son engagement n’est pas seulement celui de la littérature et de la conservation de l’oralité, elle mène une vie associative énergique au service des femmes et de la scolarité des filles en particulier.


HABIB DAKPOGAN est à la fois un espoir et un auteur aguerri. A seulement 35 ans, ce jeune homme originaire de Porto-Novo a déjà publié trois recueils de poésie et un roman. Son second est actuellement en préparation. Poète depuis son plus jeune âge, il publie dés 1990 -à l’âge de 16 ans- son premier ouvrage Solitudes d’ombres et d’éthers. Il est alors le plus jeune membre du Centre Froissant. Suivront J’étais errant en 1992 et Dire en 1995.

C’est alors que, malgré une renommée bourgeonnante il décide, sur l’injonction de ses proches, de s’assurer un avenir sûr, et conclut une formation en gestion hospitalière.

Fort heureusement, ce que l’hôpital a perdu, la littérature l’a remporté. En 2000, Habib s’attelle à l’écriture de son premier roman Partir ou rester, l’infamante république, qui sera publié en 2006. Son prochain roman est en cours d’écriture.

Influencé par des auteurs aussi divers que Milan Kundera, Amadou Kuruma et Florent Couao-Zotti, on trouve tour à tour les marques de leurs révoltes, de leur liberté de pensée et d’écriture et de leur sens politique acéré dans les écrits du jeune béninois.

En explorant le « Bénin 2059 » il s’en tient à sa toile de fond la plus chère, celle de son pays, mais postule une pluralité de référents culturels et une ouverture d’esprit considérable.


Retour à l’accueilAccueil.html